|
||
|
J36
|
||
Un jeûne à durée indéterminée pour la sortie du nucléaire débutera le 21 juin 2004 à Paris.
Un jeûne a durée indéterminée
De durée indéterminée signifie que les jeûneurs décideront, au fur et à mesure que le jeûne avance, jusqu’où il est utile d’aller pour interpeller et faire pression. Sans nul doute, cela occasionnera un jeûne long ou très long.
Une telle idée peut être troublante, voire choquante, pour diverses personnes. C’est pourquoi nous vous demandons de bien vouloir considérer posément cette possibilité et d’essayer de trouver votre place (adhésion, abstention, refus) face à une telle action. Vos réticences sont légitimes et nous respectons totalement votre droit de réserve. Ceci ne doit pas empêcher, par ailleurs, une sérieuse réflexion collective sur le nucléaire.
Vivre sans nucléaire : une urgence !
• avant un prochain Tchernobyl,
• pour stopper la production des déchets radioactifs dont on ne sait que faire,
• pour éviter que les centrales nucléaires deviennent la cible facile d’attentats terroristes,
• pour vivre plus sainement,
• pour protéger l’avenir.
Faire respecter la démocratie
Le nucléaire (militaire et civil) a toujours bafoué la démocratie. Combien d’enquêtes publiques défavorables à 95% à l’implantation d’un site nucléaire ont quand même vu le commissaire enquêteur donner un avis favorable... Avec le nucléaire français, jusqu’à maintenant, les dés étaient sans cesse pipés. Et tandis que l’opinion publique française devient, année après année, de plus en plus majoritairement anti-nucléaire, les politiques eux font mine de continuer à mariner dans un consensus pro-nucléaire. C’est parce qu’il y a ce décalage croissant entre les dirigeants et l’opinion publique que nous pensons qu’un jeûne peut être efficace, être la "goutte d’eau qui fait déborder le vase".
L’objectif de nos élus (à part les écolos) est de ne pas mentionner la question nucléaire ; comme s’il n’y avait là aucune sorte de problème. Sous la pression des lobbies, les politiques se préparent à enfouir les déchets et à démarrer un second parc nucléaire français tout en prolongeant la durée de vie des centrales déjà existantes.
Rendre la question nucléaire inévitable
L’accident de Tchernobyl, les attentats du 11 septembre ont favorisé l’évolution de l’opinion publique. Ce jeûne a pour but que la question nucléaire soit au centre de l’actualité.
Les jeûneurs
L’idée d’utiliser le jeûne comme moyen d’action sur la question du nucléaire est issue d’un long cheminement. Une centaine de personnes avaient participé à un jeûne de 48 h devant Superphénix en 1997, année de la victoire contre ce réacteur, en mémoire de la mort de Vital Michalon. Un atelier avait évoqué la possibilité d’un jeûne de longue durée. Un débat a eu lieu une première fois au sein du Réseau Sortir du nucléaire lors des élections présidentielles de 2002 et l’action avait été repoussée, mais un jeûne d’une semaine avait été mis en place pour la semaine anniversaire de l’accident de Tchernobyl (26 avril) devant le site Cogéma de la Hague pour tester ceux qui voudraient/pourraient faire un jeûne long. A l’époque une dizaine de personnes ont fait ce jeûne court et trois d’entre eux se portent aujourd’hui candidats pour faire un jeûne long : André Larivière, Dominique Masset et Michel Bernard.
Le choix des dates
Ce ne sont pas les jeûneurs qui influencent directement les politiques. Pour qu’un jeûne soit efficace, il faut que les jeûneurs soient relayés par les militants, lesquels sont à leur tour relayé par la population.
Pour que les militants relaient les jeûneurs, il faut qu’ils soient disponibles… pour cela une période de vacances est intéressante.
Pour que le public suive, il faut qu’il soit informé et pour cela il faut que les médias parlent des actions de soutien mises en place par les militants. Concrètement, le moment où les journalistes sont le plus disponibles, c’est après le tour de France en été ou pendant l’hiver, entre Noël et le jour de l’an. Entre ces deux périodes, il a été choisi l’été car il est plus facile de jeûner en été qu’en hiver, plus facile aussi pour les jeûneurs de prendre des congés (entre la préparation du jeûne, le jeûne lui-même, et la période de récupération, il faut compter trois mois). Afin que la période critique arrive donc fin juillet, il a été décidé symboliquement de commencer le jour de l’été, le 21 juin, une semaine après la fin de la période électorale.
Appel aux personnes disponibles
Si vous pouvez vous dégager pour aider la campagne au moment du jeûne, merci de nous le signaler. Vous pourrez intervenir à plusieurs niveaux :
• venir renforcer l’équipe d’animation du jeûne, à Paris, en envoyant un CV et vos dates de disponibilités (seul le directeur de la campagne est salarié)
• participer à un groupe local, pour mener des actions de sensibilisation : des "repas de protestation" tous les vendredis soirs puis des actions non-violentes en complément.
• si vous êtes isolés, vous pouvez participer également en envoyant des lettres à vos députés (voir la campagne de cartes d’Agir pour l’environnement), en en parlant autour de vous…
Appel aux personnes peu disponibles
Même si vous ne disposez que de peu de temps, vous pouvez quand même agir :
• en envoyant des lettres à vos députés (voir la campagne de cartes d’Agir pour l’environnement), en en parlant autour de vous…
• en envoyant un don pour financer la campagne autour des jeûneurs (le coût de l’action est estimée à 39 000 ¤).
Appel aux groupes locaux
Discutez, dès maintenant, au sein de vos groupes locaux existants de l’implication dans le soutien du jeûne. Si des personnes sont opposées à ce mode d’action, mettez en place un comité de soutien indépendant pour la durée du jeûne.
Nous demandons aux groupes locaux d’organiser au minimum des "repas de protestation" chaque vendredi soir devant un lieu de pouvoir (mairie, préfecture, permanence de députés) et de profiter de ces repas pour discuter d’autres actions complémentaires.
Les actions doivent rester non-violente, c’est-à-dire considérer nos élus non pas comme des ennemis mais comme des personnes à convaincre. Les interroger sur ce qu’est pour eux la démocratie et comment il se fait que la plupart des élus soient pronucléaires alors que la population souhaite au contraire sortir du nucléaire.
Les actions doivent être graduées en commençant par une information la plus large possible pour aller vers des actions plus engagées avec le temps qui passe. Prévoir éventuellement des actions de désobéissance après le 25 juillet.
Dans les actions, il peut être envisagé des jeûnes relais. Ce n’est toutefois pas forcément la bonne solution : toute personne qui jeûne, c’est de l’énergie en moins. Il ne sert à rien de multiplier le nombre des jeûneurs.
Soyez créatifs et dynamiques :le combat doit être valorisant, positif, donner envie de vous rejoindre.
Relayez cet appel auprès des personnes.
Envisagez s’il vous serait possible d’envoyer des représentants à Paris :
le week-end du 19 et 20 juin pour rencontrer les jeûneurs, discuter de l’organisation et clôre par un "repas de protestation", le seul auquel participeront les jeûneurs.
à partir du 25 juillet pour organiser des actions quotidiennes dans la capitale… où se trouvent 60 % des journalistes français.
Appel aux personnalités
Au point de vue médiatisation, votre soutien et présence peut faire une énorme différence. en lisant ce qui précède, voyez comment vous pourriez vous impliquer en soutenant le jeûne, en visitant les jeûneurs, en jeûnant un ou deux jours...