VIVRE SANS NUCLEAIRE
Jeûne à durée indéterminée contre
la reprise du programme nucléaire civil à partir du 21 juin 2004.
Arreté au 36ième jour de Jeûne (26 juillet 2004) .
J36

Pourquoi le 21 juin 2004 ?

 
La menace la plus évidente qui pèse actuellement est une décision en catimini que prendrait le gouvernement pendant l’été 2004 avec le lancement concret de l’EPR. Cette décision précéderait encore de plusieurs mois tout acte concret, mais pourrait prendre par exemple la forme de l’annonce du choix du lieu ou d’un décret annonçant une première enquête publique ou encore l’attribution d’une aide financière sous couvert de "recherche" intégré dans le pré-budget 2005 (les budgets se préparent pendant l’été).
Pour non pas empêcher forcément cette décision, mais pour la mettre cruellement en lumière et dénoncer la totale contradiction qui existe entre les envies du gouvernement et les envies de la population française, pour rappeler que les autres pays européens ont tous tourné la page du nucléaire (sauf la Finlande), pour rappeler que l’urgence, c’est la sortie du nucléaire, nous avons décidé de faire en sorte que la période critique du jeûne coïncide avec la période la plus calme de l’année : fin juillet, début août.
Cela signifie également qu’il faut profiter de l’ambiance électorale (élections régionales en mars et européennes en juin) pour faire parler du nucléaire et annoncer le jeûne, et se positionner comme un des sujets d’actualité de l’été tout de suite après.
Symboliquement, nous avons choisi de démarrer le jeûne le jour de l’été, le jour le plus long, et le jour de la fête de la musique, le lundi 21 juin 2004.
Cela nous amènera à une période critique à partir du 25 juillet, à un moment où les médias n’auront plus rien à parler (sauf événement international toujours possible). En 1997, le jeûne fait pendant 48 h devant Superphénix, avec une centaine de personnes avaient donné lieu à 70 interviews dans la presse nationale et internationale, cinq fois de suite la une dans Le Progrès, le journal régional.
Enfin, même si cela va en faire rager beaucoup, c’est bien pendant les vacances que les militants ont le plus de temps pour nous soutenir !
jeudi 8 avril 2004.