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Le 26 juillet, Jacques Chirac a répondu aux jeûneurs. Le Président manie une fois de plus la langue de bois et nous renvoie aux procédures administratives mises en place par les hauts fonctionnaires pour justifier le processus démocratique du choix de la relance d’un programme nucléaire. Un processus réellement démocratique tiendrait compte de la réalité : 60 % des Français sont contre et 20 % sont pour un nouveau réacteur, comme le montre les enquêtes du ministère de l’industrie, d’Edf ou les sondages d’opinion (pour plus de détails : www.vivresansnucleaire.org).
Il n’existe aucune donnée chiffrée sur le coût réel du nouveau réacteur, sur le coût de son fonctionnement et le coût de la gestion des déchets et de son démantèlement. Sans étude indépendante sérieuse sur ces questions aucun débat n’est possible. Or, il n’y a pas eu de débat démocratique et pourtant les choix sont faits.
Jacques Chirac ne répond pas non plus à la demande d’un audit général sur l’énergie qui permettrait de comprendre pourquoi la France entend poursuivre le nucléaire alors que depuis 22 ans plus aucun réacteur nucléaire n’a été mis en chantier dans l’Europe des 15. Cet audit permettrait de connaître les vrais coûts écologiques et financiers du nucléaire et de comprendre pourquoi tous les autres pays voisins ont choisi d’autres solutions pour assurer leur approvisionnement en électricité.
Jacques Chirac ne se prononce pas non plus sur la demande d’une réorientation de la recherche en faveur de la recherche appliquée dans le domaine des renouvelables et de l’efficacité énergétique. Là aussi la France prend un retard considérable sur ses voisins européens.
Pour des raisons médicales les deux derniers jeûneurs ont décidé d’arrêter leur jeûne au soir du 36e jour.
Si le jeûne n’a pas atteint la totalité de ses objectifs, il aura quand même permis d’alerter l’opinion sur la menace que constitue ce nouveau programme nucléaire. Il aura permis à de nombreux collectifs de se mettre en place sur cette question, ceux-ci devant se retrouver dès septembre au sein d’un collectif national anti-EPR qui, au-delà des habituels groupes antinucléaires, regroupera plus largement sur cette question.
Contact presse : Jocelyn Peyret 01 55 78 28 67 / 06 12 11 04 51